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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 11:48

Ou menthol, menthe anglaise, menthe sauvage, mentha piperita.


La menthe poivrée est une plante de 40cm à 60cm de haut, à feuilles opposées, sa tige est légèrement velue et presque noire. Les feuilles sont découpées en dents-de-scie, sont vert foncé au-dessus et vert pâle parfois virant au bleu turquoise en dessous. Les fleurs sont roses et regroupées en épis au sommet de la plante. Elle se rencontre dans les terrains humides, bords de fossés ou de cours d’eau, sous-bois. Elle se cultive facilement à l’ombre dans un bac à réserve d’eau. Il est même conseillé de la cultiver en pot plutôt qu’en pleine terre car elle est très envahissante.


Elle est la plante médicinale la plus utilisée dans les pays occidentaux. En tisane, on l’utilise pour ses effets calmants pour la digestion, la colique, les irritations intestinales, les flatulences et les nausées matinales. Elle est apéritive, tonique et digestive. Son huile essentielle est utilisée en massage léger sur les tempes contre les maux de tête et migraines.

Dans la grande famille des menthes, seules 2 espèces conservent leur parfum en séchant ou chauffant : la menthe poivrée et la menthe verte. Outre les traditionnels thés, infusions, taboulés, sauces… On peut faire soit même son vin de menthe ou sa liqueur de menthe, l’ajouter à un beurre d’herbes pour garnir des escargots, dans un mélange d’herbes pour faire une omelette. Associée à un ½ verre de bicarbonate de soude, elle fait d’excellents bains de pieds.


SIROP DE MENTHE POIVREE

Environ 250 gr de menthe poivrée, soit un gros bouquet

1 l d’eau

1 kg de sucre

Faire bouillir l’eau. Mettre la menthe dans un bocal en verre de 1l hermétique. Verser dessus l’eau bouillante. Laisser infuser 24h. Le lendemain mettre l’infusion et le kg de sucre sur un feu doux, couvrir. Le sirop ne doit pas bouillir. Le sirop est prêt lorsqu’une goutte sur une surface froide ne « s’étale » pas. Attendre le refroidissement, mettre en bouteilles.



Le sirop peut s’utiliser pour faire des sorbets à la menthe, ou glaces bâtons…


LOTION ASTRIGNENTE POUR PEAU GRASSE

25 gr de feuilles de menthe infusées 15 minutes dans 50 cl d’eau minérale bouillante. Mettre en flacon. Garder au frigo maximum 1 mois.

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 11:06

 

Répountchous, répounstous, respounjous, respounsous, responchons, Herbe aux femmes battues, racine de feu, raisin du diable, taminier, vigne noire ou tamier commun, Dioscorea communis ;




Attention toute la plante est toxique à l’exception des jeunes pousses !

La racine est médicinale et on l’utilise pour soigner les coups (d’où son nom herbe aux femmes battues), les douleurs articulaires, la goutte…



À la demande générale, en voici un peu plus sur cette herbe proche de l’asperge sauvage par son aspect, on les confond souvent. Bien qu’appréciable, le goût des réspounchous ne peut se comparer à la finesse de l’asperge sauvage ! À part ma mère (landaise) je ne connais que les Tarnais et les Aveyronnais pour manger de cette herbe au goût amer assez prononcé… Mais quand on sait la cuisiner on peut se régaler…



On la trouve dans les haies et surtout dans les ronces… La tige peut atteindre jusqu’à 3 m de long, elle s’enroule autour des ronces, grillages ou tout autre support qui lui servent de tuteurs. Les feuilles sont en forme de coeurs renversés, les fleurs verdâtres sont petites et réunies en grappe. Les petits fruits rouges sont très attirants mais toxiques. Au printemps la pointe dépasse généralement de quelques centimètres au-dessus du roncier. On coupe la tige 7 ou 8 cm en dessous de la pointe, elle se coupe facilement avec les doigts.



Dans la plupart des recettes, on l’a fait cuire à l’eau bouillante salée et vinaigrée pour enlever l’amertume, mais on peut aussi la faire cuire dans du lait bouillant (2 ou 3 minutes) qui a la faculté d’enlever l’amertume, puis dans de l’eau bouillante… ou dans plusieurs eaux.



Voilà la recette classique des « RESPOUNCHOUS »

Repontchous

Garder les pointes et 5 ou 6 cm de tige. Les ébouillanter 5mn à l’eau salée et légèrement vinaigrée ou quelques minutes dans du lait puis dans de l’eau. Egouter et réserver dans un saladier dans lequel on aura écrasé un œuf dur.

 

Faire revenir à la poêle des lardons de ventrèche fumée ou roulée. En l’occurrence, nous n’avions pas de ventrèche, on a remplacé par du jambon de Bayonne, j’espère que les amis Aveyronnais ou Tarnais ne nous en voudront pas trop ! Verser sur les respounchous. Faire une vinaigrette, verser dessus. Bien mélanger le tout. Servir tiède en entrée…





 

Les répountchous se mangent aussi en omelette.

 

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 20:49
Bon voilà, moi aussi je pars en vacance pour quelques jours, à la campagne. J'espère faire le plein de cueillette...

Pour vous faire patienter je vous met une photo du bassin d'Arcachon, la journée de jeudi était très belle, nous avons été y faire un tour et les vacanciers en ont profité pour pratiquer la pêche à pied.

 
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:10
Dans un article publié ce jour "La Voix du Nord" alerte sur la progression de la maladie dans plusieurs départements, plus de cas de transmission à l'homme et aussi plus de départements touchés... Article !


Rappelons les consignes de base : 

  • Ramasser à hauteur de main d’homme les fruits et plantes que l’on mange crus.

  • Faire cuire ce qui est ramassé au sol, les œufs résistent au lavage, aux antiseptiques et à la congélation, ils ne résistent pas en revanche à la cuisson (conditions de cuisson : 10’ à 60°C, 5’ à 70°C ou 1’ à 100°C), ou cueillir dans des zones auxquelles les animaux sauvages n’ont pas accès.

Rz_ANIMX231-copie-1.jpg


Sur ce lien vous trouverez 2 cartes (p4) concernant la progression de la maladie dans les départements touchés.

Dans le désordre : Le Nord, l'Aisne, les Ardennes, La Meurthe et Moselle, la Moselle, la Haute Marne, les Vosges, le Haut-Rhin, Le territoire de Belfort, la Haute-Saône, la Cote d'or, le Doubs, le Jura, la Haute-Savoie, la Savoie, le Rhône, l'Ardèche, Les Bouches du Rhône, l'Allier, le Puy de Dôme, le Cantal, l'Aveyron, la Lozère, la Haute-Garonne, le Val d'Oise, le Val de Marne, la seine-Maritime, l'Orne, l'Ille et Vilaine, le Maine et Loire et la Vendée !

Plus d'infos : 
Entente Rage et Zoonoses


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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 08:05
J'ai eu un souci avec la qualité des photos lors du chargement par overblog... Je les ai rechargé, et maintenant impossible de modifier les articles originaux...

Donc je les refais... 


Chemin de Fleurs

Anémone des bois

Chemin de Ficaires
 
Pulmonaire
 
La belle inconnue, amis botanistes, aidez-moi...
(pas la ficaire,  la fleur au premier plan)


 
Je crois qu'il s'agit de la lathrée clandestine.

Des pervenches

Tapis d'Anémones des bois

Arum des bois

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 11:51

Ou dent-de-lion ; couronne de moine ; florion d'or ; taraxacum officinalis.

Nous connaissons tous le pissenlit, peu de chance de le confondre avec autre chose… C’est une petite plante dont les feuilles sinuées forment une rosette à la base. Sa racine est longue et robuste, ses fleurs solitaires sont jaune vif sur de longues tiges creuses, sans feuilles. Le fruit est une Cypsèle, boule de poils dotés d’un « parachute ». Toutes les parties contiennent un suc blanc laiteux et se consomment. On l’a rencontre dans les prairies, les talus, les lieux humides, les jachères.




Il est pratiquement impossible de dresser une liste des propriétés thérapeutiques attribuées au pissenlit, tant elles sont nombreuses. Vous ne serez pas étonné de lire qu’une de ses principales vertus est qu’elle est diurétique (feuilles). Sa racine est un excellent tonique du foie et de la vésicule biliaire. Les feuilles et les racines contiennent des substances cholagogues (substance facilitant l'évacuation de la bile) et dépuratives et dépuratives. Elle est riche en provitamine A (14 000 UI/100g) et en calcium (76 mg/100g). Elle contient également du fer, du calcium, du potassium, du sodium et de la silice.
 C'est d'ailleurs l'une des plantes comestibles et officinales les plus connues et utilisées. Il fut introduit dans la médecine européenne à compter du XVIe siècle, dès lors sa réputation ne cessa de croître et il devint très populaire en salade et pour remplacer le café.


Les jeunes feuilles (avant de voir apparaître les boutons) se mangent en salade. Les boutons peuvent se consommer comme condiment au vinaigre. Les fleurs s’utilisent pour faire du vin ou de la gelée. Ses racines séchées et rôties servent de substitut de café.

Voilà ma petite récolte


 

 
 
 

VIN DE PISSENLIT

500 gr de sucre

1 citron non traité

2 oranges non traitées

1,5 l d’eau minérale

1 kg de fleurs de pissenlit

 

Porter l’eau à ébullition. Jeter les fleurs de pissenlit et laisser infuser 24h. Filtrer et rajouter le sucre et les fruits coupés en morceaux. Laisser fermenter en bonbonne (ou bocal) pendant 3 mois. Filtrer à nouveau et mettre en bouteille.



CRAMAILLOTTE

ou crémaillotte, gelée de pissenlit, ou miel de pissenlit…

 

180 fleurs séchées au soleil.

1l d’eau

1 orange.

1 citron.

1kg de sucre cristallisé

 

Faire sécher les fleurs au soleil… Dégager la fleur de son enveloppe verte si vous souhaitez obtenir un beau jaune. Faire bouillir l’eau, jeter les fleurs dans l’eau bouillante et laisser infuser une nuit.
Filtrer à travers une passoire serrée pour recueillir le jus.
Mélanger le jus, le sucre et les fruits et faire cuire a feu doux jusqu'à ce que lorsque vous verser une goutte sur le bord d’une assiette, celle-ci se fige.



Il s'agit plus d'une sorte de miel doré que d'une gelée.Elle accompagnera mieux vos entremets que vos tartines.

La mienne est en cours, mais je n’ai ôté que la moitié des fleurs de leur enveloppe…

Et voilà !

 
 

BOUTONS DE PISSENLIT AU VINAIGRE

 

Récolter une barquette de petits boutons floraux de pissenlits. Laver, égoutter,

remplir des petits pots à confiture avec quelques grains de poivre noir (j’en n’avais pas j’ai mis 2 baies de Genièvre), une lamelle d'ail (j’ai mis un peu d’aillet, plus fin et de saison) et une pincée de sel. Tasser, verser par-dessus du vinaigre de vin blanc (j’utilise celui de mes cornichons) bouillant, remplir à ras bord, fermer.

Attendre 6 mois avant dégustation.

 

 

Les boutons floraux de capucine, pâquerette, pourpier peuvent être utilisé de la même manière.  
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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 09:29
Article du 16/03/09 réédité

Dimanche a tenu ses promesses, une vraie belle journée de printemps… Pendant que nous prenons la route de l’Entre-Deux-Mers, les quais de la Garonne ressemblent aux Champs-Élysées…

Ba
lade gourmande, douceur et plaisir des yeux !!!

Je commence par tout ce qui se mange…
Ciboulette sauvage, allium schoenoprasum, va rentrer dans la fabrication du soufflé aux herbes sauvages de ce soir ! Elle dégage une odeur d'ail lorsqu'on la coupe, on se sert des feuilles sans déterrer l'oignon.
   
Ciboulette sauvage, allium schoenoprasum, va rentrer dans la fabrication du soufflé aux herbes sauvages de ce soir ! Elle dégage une odeur d'ail lorsqu'on la coupe, on se sert des feuilles sans déterrer l'oignon.     Fraisiers-sauvages-en-fleurs.jpg  
   

   
  Primevère, aussi appelée coucou,primula veris ; Nous n'en avons pas vu beaucoup... Alors je les ai laissé...
   
   
Poireau sauvage, baragane, Allium polyanthum,il y en avait peu, je les ai donc laissé sur place... mais si vous habitez près de Perpignan, allez vous promener dans les vignes, ils y poussent à foison !
Bien moins fort que le poireaux du commerce, c'est un régal froid avec une vinaigrette !
   
   
Oseille-sauvage.jpg Oseille Sauvage, oseille commune,  Rumex acetosa, un régal en sauce avec des échalotes et une alose...
   
Violette, mais il ne s'agissait pas de la violette odorante... Zut, je veux tenter le sirop de violettes...

Et aussi du mouron blanc, du laurier sauce et des orties... Les orties ont servi pour une quiche hier soir, ce soir c'est soufflé aux herbes folles (mouron, oseille et ciboulette). 

 

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 07:13
Le week-end dernier nous nous sommes promenés en Médoc, ce qui n’était pas forcément une bonne idée, dans la mesure où c’était aussi un week-end portes ouvertes dans les châteaux, on a résisté à l’envie de s’arrêter du côté de St Estèphe pour déguster du Haut-Marbuzet… Enfin, il y avait beaucoup de monde sur la route…

On a donc filé tout droit aux ruines gallo-romaines de Brion, théâtre antique et villa gallo-romaine…



On a bien ramassé quelques herbes et fleurs mais rien que je ne vous ai déjà présenté… À part l’achillée millefeuille.

L’achillée millefeuille ; Herbe aux charpentiers ; herbe aux coupures, herbe à la saignée, herbe aux militairess, saigne-nez ; herbe de la Saint-Jean, herbe de Saint-Joseph, herbe à dinde, herbe aux cochers, sourcil de Vénus, Achillea millefolium.



Selon la légende, elle tiendrait son nom au fait qu’Achille l’aurait utilisée pour empêcher les blessures de ses soldats de saigner. Avec de tels noms, on ne sera pas étonné de trouver parmi ses vertus qu’elle est anti-hémorragique… Et aussi anti-inflammatoire ; astringente, elle fait baisser la fièvre, favorise la transpiration et enfin hypotenseur. Elle est utilisée comme cosmétique et dans de nombreuses liqueurs, elle est contre-indiquée pour les bébés et les enfants, de même que pour les femmes enceintes et pour celles qui allaitent.

On cueille les jeunes feuilles de févriers à avril, avant que la tige n’apparaisse, sinon elles deviennent dures et trop fortes. On en trouve partout, dès que l’on a laissé à la nature le droit de s’étendre en liberté. Ses fleurs sont blanches ou rosées. Elle dégage une odeur de plante aromatique lorsque l’on froisse ses feuilles.

On mange les jeunes feuilles en salade ou comme condiment et ses fleurs en condiment.

BEURRE D’ACHILLEE MILLEFEUILLE
Pour accompagner un poisson par exemple
- 2 sommités fleuries
- 50 g de beurre
- 1 dl de bouillon de légumes
- sel

Faire très légèrement frire les fleurs hachées avec 20 g de beurre et ajouter le bouillon.



Du plantain lancéolé, petit plantain, Herbe à cinq coutures,Plantago lanceolata.
Les jeunes feuilles peuvent être mangées en salade, les plus vielles se font cuire et conviennent aux soupes, tourtes…


Cette fois ci j’ai pu faire une photo avec la fleur et la longue tige qui vous permettra de mieux reconnaître la plante.
 

Et encore des coucous...
 
Et de l'alliaire !
 

Et le soir, j’ai ajouté alliaire haché finement, fleurs et feuilles de coucous dans ma salade… Mon petit bonhomme n’a voulu manger que les fleurs ! C’était si joli !

 


NB : Désolée pour mes abonnés, mais j'ai du refaire certains de mes articles qui ne s'affichait pas normalement ...
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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:47

 

Pas de cueillette ce dernier WE, j’ai peut-être été présomptueuse de penser avoir le temps de cueillir, alors que nous avons traversé la France dans sa longueur, mangé chez ma belle-sœur, fêté les 40 ans d’un copain… Et retour !

Ma belle-sœur a pourtant l’immense chance d’habiter la campagne… Et de profiter d’une pâture avec un âne où poussent allègrement rumex, orties, violettes et sureaux dans la haie (miam !).

J’ai donc farfouillé dans mes « archives » pour vous proposer quelque chose à grignoter.

Il y a quelque temps déjà, avec la fille de mon mari nous avons découvert un nouveau parc à proximité de chez nous. Il est tellement facile de se rendre à pied au Jardin Public, doté du Muséum d’Histoire Naturelle et d’un jardin botanique, que nous n’avions jamais été jusqu’à celui-là, pour lequel il nous faut prendre la voiture…
C’est un petit parc, ouvert il y a 3 ans, son intérêt pour nous c’est que, peu connu, une bonne partie du parc est restée à l’état sauvage… J’ai donc pu y prendre quelques photos de plantes comestibles et aussi toxiques… Je n’y ai malheureusement rien cueilli, les parcs des villes ayant comme visiteurs les chiens citadins assez enclins à souiller leur environnement…





Je commence par une plante toxique la chélidoine, ou herbe aux verrues, grande éclaire, herbe aux boucs, herbe aux hirondelles,
Chelidonium majus. Elle pousse à partir du printemps sur le bord des chemins, dans les décombres, le long des murs ou à l'orée des bois. Attention cette plante est hautement toxique, mais on se sert de son suc jaune orangé sur les verrues et cors qu’elle est censée faire disparaître.









Nous y avons aussi trouvé les dernières primevères communes, primevère acaule, primevères sans tige, 
Primula vulgaris, plus commune par ici que le coucou (Primula veris)… On la rencontre sur les talus et dans les prés. Feuilles et fleurs sont comestibles et ont les mêmes vertus médicinales que le coucou. On les consomme en salade ou en dans un potage avec d’autres herbes.









Bien sûr et toujours des violettes… Odorantes cette fois !









Des rumex de toutes tailles… J’ai un peu de mal à vous dire duquel il s’agit… Peut-être le rumex obtusifolius comestible, jeunes pousses en salade et autres feuilles comme les épinards…




Et enfin Alliaire, herbe à l’ail, pied d’âne, Alliaria petiolata.


L'alliaire est une plante très commune en campagne, elle se trouve le plus souvent dans les lieux ombragés : lisières des bois, longs des haies. De la famille du chou, cette plante dégage un délicat arôme d'ail. Pour la reconnaître, froissez ses feuilles, s’il s’en dégage une odeur d’ail… C’est tout bon !
  On récolte en priorité les feuilles du sommet, moins filandreuses et les fleurs. Elle s’utilise uniquement crue, cuite, elle devient amère et on l’utilise comme condiment de la même manière que l’ail… Hachez les feuilles pour assaisonner vos salades, faire une sauce avec du fromage blanc, un beurre délicatement aillé, ajoutez les à vos ragoûts… Les fleurs s’utilisent en décor. Les graines, à saveur de moutarde, s'emploient comme épices.


BEURRE A L'ALLIAIRE

Hachez finement un petit bouquet d'alliaire en choisissant les feuilles du sommet, plus tendres. N'hésitez pas à mettre aussi les fleurs.

Incorporez à du beurre demi-sel, puis dégustez sur des tranches de pain de campagne ou utilisez sur des légumes vapeur.


VINAIGRE A L'ALLIAIRE

Remplir, sans tasser, un bocal en verre ou en grès. Recouvrir de vinaigre de cidre et laissez macérer une quinzaine de jours.
Ce vinaigre vous servira pour vos crudités, déglacer une poêle ou assaisonner une salade au poisson.

 


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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:23

 

Une des formes de glanage qui m’a procuré le plus de plaisir enfant, c’est la pêche à pied. Je perpétue la tradition dès que j’en ai l’occasion… Mon père est de ces amoureux de l’océan, privé de voilier pendant plusieurs années, celles où nous étions jeunes et où les moyens manquaient pour acheter et entretenir un voilier, la moindre occasion était bonne pour y aller ; voir l’océan en hiver avec ses tempêtes et ses couleurs sombres, arpenter les pontons et rêver, profiter des premiers beaux jours et des équinoxes pour la pêche à pied, de l’été pour nager et  bronzer…


Ma meilleure amie est expatriée en Bretagne et en bord de mer, le paradis de la pêche à pied, et hier, alors que je lui parlais de coques et de palourdes, elle m’avoue n’avoir jamais tenter d’en glaner quelques-unes.  Alors au pied levé je vous fais un petit topo sur les principaux coquillages qu’il est facile de ramasser lorsque le temps et la marée s’y prêtent ! Pour les photos, je n’en ai pas sous la main, alors je vous ai bricolé un truc !

On peut dire que cet article est une spéciale dédicace à mon père et à ma meilleure amie.


La pêche à pied est un loisir accessible aux plus jeunes et elle peut se pratiquer toute l’année pour les moins frileux. On pèche au niveau de l'estran (étendue de terrain qui est couverte à marée haute et découverte à marée basse). Il faut que la mer soit suffisamment basse pour pouvoir accéder aux rochers qui ne sont pas découverts à marée haute. On s’équipe bien sûr, d’un couteau à huître pour décoller les coquillages accrochés aux rochers, de bottes en caoutchouc, de paniers métalliques, mais un saladier ou un seau en plastique peuvent faire l’affaire. Avant de partir renseignez-vous sur les horaires de marée afin de ne pas être surpris par la mer montante (on pèche généralement sur la fin de la marée descendante), l’état de pollution du littoral et ne péchez pas à moins de 3 Km d’un port.


La coque ; cardium edule

On la ramasse si elle dépasse les 3 cm. Pour la reconnaître, sa coquille est un peu en forme de cœur et très bombée, elle est striée de côtes réparties en éventail; la couleur varie en fonction des milieux : de gris sale à blanc crème, en passant par l’orangé…

 

 

Pour la pêcher, il faut repérer dans l’étendue de sable découverte à marée basse 2 trous noirs distants d’1 cm environ, on plonge les doigts au niveau des deux trous ou on utilise une griffe pour faire remonter la coque. Les coques sont souvent pleines de sables, après avoir essayé plusieurs façons de les faire dégorger, je dois dire qu’une seule est efficace, penser à ramener de l’eau de mer claire et les mettre à dégorger dedans de retour à la maison.


La palourde  ou clovisse ; tapes pullastra

Elle doit faire au moins 4 cm pour être ramassée. Sa coquille est ovale, elle est striée de façon circulaire, sa couleur varie du beige au marron. On peut la pêcher toute l’année.

 

 

Elle se ramasse peu ou prou comme la coque. Elle se repère aussi grâce aux 2 trous noirs distants d’environ 2 cm. Procédez comme pour la coque pour récupérer la palourde. On peut les mettre à dégorger dans de l’eau additionnée de gros sel.


La patelle, bernique ou le chapeau chinois ; Patella vulgata

Celui-là tout le monde le connais, c’est un coquillage conique qui s’accroche aux rochers, sa coquille varie de bleu à vert en passant par le jaune… II est fortement  accroché à son rocher… Je dis parfois à mon petit bonhomme qu’il est une bernique… Pour la décoller on attend qu’une vague vienne la balayer ou bien on lui verse de l’eau dessus, la patelle soulève sa coquille et on en profite pour passer un couteau dessous pour la décoller. Je n’ai rien trouvé en ce qui concerne la réglementation de la pêche de la patelle.


La crépidule ; Crepidula fornicata

La crépidule est un mollusque gastéropode originaire de la façade atlantique de l'Amérique du Nord. C'est à l'occasion de transferts d'huîtres de Virginie vers l'Angleterre, à la fin du 19ème siècle, qu'elle arrive accidentellement sur les côtes européennes. Elle s'étend aujourd'hui de la Suède à la Méditerranée.
Plusieurs crépidules peuvent s’entasser les unes sur les autres de la plus grande à la plus petite, cela me fait toujours penser à la famille tortue en coquillages vendue dans les bazars des stations balnéaires. Elles s’accrochent aux rochers ou bien à d’autres coquillages, parfois, juste entre elles. Il n’y a pas de réglementation en ce qui concerne la crépidule, vous pouvez en ramasser autant que vous voulez. En fait elle représente un réel problème pour l’environnement littoral.


En général après une bonne demi-journée de pêche à pied, tout le monde est crevé et personne n’a envie de se lancer dans la confection d’un plat compliqué…

Pour ma part je les « cuisine » de  2 manières…


COQUILLAGE FARCIS AU BEURRE D’ESCARGOT

La quantité de beurre varie en fonction de la quantité de coquillages…

250 gr de beurre de qualité
1/4 botte de persil plat
2 gousses d'ail
150 gr de chapelure
Sel
Poivre du moulin

- Sortir le beurre du réfrigérateur 2 heures à l'avance
- Faire ouvrir à feu vif les coquillages fermés dans une sauteuse. Les sortir les uns après les autres dès qu’ils sont ouverts.
- Enlever une coquille.
- Les placer dans un plat a four avec ceux qui n’ont pas besoin d’être ouvert.
-Ciseler le persil à l'aide d'une paire de ciseaux
-Hacher les gousses d'ail
-Ramollir le beurre jusqu'à une consistance pommade.
-Ajouter l'ail et le persil, la chapelure (pour ma part je rajoute toujours la chapelure dans le beurre d’escargot et j’en mets beaucoup, c’est plus facile à tartiner et la chapelure fait rempart contre le « feu » et permet de garder tout son moelleux au coquillage)
-Assaisonner avec le sel et le poivre du moulin.

Couvrir les différents coquillages de la pommade. Mettre au four préalablement chauffer à 240°. Dès que la chapelure prend une couleur dorée, sortir du four et servir, soit en apéro à même le plat, soit répartit dans des assiettes en entrée, en fonction de la taille et de la quantité de ce que vous avez ramassez.


COQUILAGES AU VINAIGRE

Si j’ai ramassé peu de coquillages, je les fais ouvrir dans une sauteuse en laissant un peu sur le feu. Je sors les coquillages de leurs coquilles et je les mets dans un récipient hermétique. Je rajoute dessus vinaigre (à votre goût) et 1 échalote hachée finement. Je les place au réfrigérateur jusqu’au lendemain et je les mange à l’apéro… Je le fais aussi avec les reste de moules marinières.



Bon voilà, un article un peu plus long que d’habitude car je pars en WE prolongé dans la Somme, que je ne connais pas… On va fêter les 40 ans d’un copain… Bien sûr, j’emmène mes petits bouquins de botanique et de recettes, alors peut-être des découvertes… Et pas d’article avant la semaine prochaine !


Bon Week-end à tous !

 

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