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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 13:32

Viola odorata, violette de Toulouse

Il y a quelque temps, je parlais de mon désir de faire un sirop de violettes, mais il en faut une telle quantité que j’ai abandonné l’idée temporairement… Je ne savais donc plus trop quoi vous proposez avec de la violette. C’était sans compter sur mon magazine de cuisine préféré Régal, sur lequel j’avais dû jeter un œil trop distrait au mois de janvier. Je vais donc vous proposer 2 recettes réalisables avec un bouquet de violettes.

Il existe pas moins de 19 variétés de violettes en France, toutes ne se mangent pas. La violette se ramasse de mars à mai, celle que vous allez ramasser doit être violet foncé et bien sûr sentir la violette… Elle se ramasse tôt le matin par temps sec. On peut aussi en manger les feuilles en salade.


SALADE DE MACHE ET POIRE, VINAIGRETTE DE VIOLETTE

Pour 4 personnes

200 gr de mâche
1 petit bouquet de violettes
2 petites poires
1 citron
4 c.à s. d’huile d’olive
Fleur de sel
Poivre du moulin

Rincez la mâche, essorez-là. Rincez les violettes, séchez-les. Séparez un par un les pétales d’une vingtaine de fleurs. Hachez-les finement. Mettez-les dans un saladier avec le jus de la moitié du citron et 1 pincée de fleur de sel. Émulsionnez avec l’huile d’olive. Donnez un tour de moulin à poivre.

Coupez les poires en quartiers. Retirez le cœur, pelez-les et coupez en lamelles fines. Citronnez-les.

Au dernier moment, tournez rapidement la mâche dans la vinaigrette de violette. Dressez sur des assiettes. Servez immédiatement avec des lamelles de poires. Éparpillez dessus le reste des fleurs de violette.


BEURRE DE VIOLETTE

Pour 4 personnes

75 gr de beurre extrafin
1 petit bouquet de violettes
2 c. à s. de sucre glace

Passez les violettes sous l’eau. Epongez-les. Séparez les pétales un par un et hachez les finement.

Écrasez le beurre – mou- à la fourchette. Incorporez-y le sucre glace et les pétales hachés. Enveloppez dans du film alimentaire en formant un rouleau. Mettez 1 heure au réfrigérateur.

Dégustez sur des tranches de pain d’épice ou de baguette viennoise grillées. Accompagné d’une coupelle de confiture de mirabelles, c’est délicieux !


Recettes issues du magazine
Régal N°27 février-mars 2009


N.B. notre ami de
la Pie bavarde mange fleurs et feuilles en salade avec des pâquerettes…
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:15

Synapis alba ou sénevé, ou "sanve".

La moutarde blanche est une plante commune en France, dans les champs et au bord des chemins. Elle peut atteindre 1 mètre de haut, cultivée elle sert à la fabrication du condiment du même nom. Sa fleur est jaune à 4 pétales, elle est comestible, ainsi que les jeunes feuilles (au printemps, sinon elles deviennent amères) et les graines. Elle appartient à la famille des brassicacées, comme les choux, les brocolis, les radis, le colza auquel elle ressemble…

Les feuilles se consomment en salade ou bien cuitent comme des épinards.

Les fleurs peuvent décorer une salade et les boutons floraux se font cuire vapeur et se mangent comme des brocolis…

Les graines servent bien sur à la fabrication de la moutarde, mais il en faut une telle quantité qu’il est quasiment impossible de fabriquer sa propre moutarde. Vous pouvez cependant récolter les graines, pour les associer à des sauces, vinaigrettes, chutneys, avec du miel… Si vous les écrasez avec un peu d’eau, vous libérez le piquant, pour arrêter la réaction, on y rajoute du vinaigre ou du citron… Vous pouvez aussi récolter les graines mûres au début de l’été, enfermées dans des gousses pour les faire germer et les associer à une salade.

Elle est aussi utilisée comme engrais vert dans les champs en jachères.



BISCUIT APERO AUX GRAINES DE MOUTARDE ET PARMESAN

 

Pour une vingtaine de pièces

60g de farine bise (T80) 


20g de parmesan râpé


20g de graines de moutarde


1 cuillerée à soupe de graines de sésame

1 oeuf


5 cuillerées à soupe d'huile d'olive


25 ml de lait

 

Préchauffer le four à 180°. Mélanger la farine, le parmesan, les graines de moutarde et les graines de sésames. Ajouter l'oeuf, l'huile et le lait. Mélanger. Sur une plaque, déposer et aplatir légèrement des cuillerées de pâte en laissant un peu d'espace entre chaque. Une fois le four à la bonne température, enfourner pour 20 mn, puis laisser totalement refroidir sur une grille avant de servir.  
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 09:55

 

Dimanche nous avons donc ramené, des orties, du mouron blanc, de la ciboulette sauvage, du laurier sauce, quelques feuilles de pissenlits…


J’ai fait une quiche le soir même avec les orties, je ne vous mets pas de photo, vous l’avez déjà vue…



J
’ai d’abord trié, puis lavé toutes les herbes, les orties sont parties direct dans la casserole d’eau bouillante. J’ai conservé celles dont je ne me suis pas servie dans une boîte hermétique pour le lendemain, lundi soir.




Hier soir, donc, j’ai commencé par préparer le repas de mon petit bonhomme, dips (petites carottes nouvelles, tomates cerises rouges et oranges) et sauce au mouron blanc. J’ai suivi la recette de la pâte à tartiner et rajouté un peu de ciboulette sauvage… Petit bonhomme s’est régalé, avec une nette préférence pour les tomates ! La sauce a entièrement disparu de son assiette.

Ensuite je me suis attaquée au menu des grands, mais comme j’étais un peu en mode flemme, j’ai zappé l’étape sauce béchamel et blancs en neige de la recette de soufflé aux herbes sauvages … Mes soufflés se sont transformés en flans…



FLAN AUX HERBES SAUVAGES
Pour 2

2 œufs
1 pot de chèvre frais
Herbes sauvages passées 3 mn à la poêle (mouron, ciboulette)
Sel, poivre

Le tout battu énergiquement et placé dans 2 petits ramequins, passé au four 20 mn environ à 200°… Et hop !

 

 

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:42

Eaux florales...




Les fleurs se mangent et… s’utilisent en cosmétique. Vous pouvez vous-même fabriquer vos eaux florales pour vous parfumer délicatement ou pour leurs vertus cosmétiques. J’ai une copine hautement allergique qui se parfume à l’eau de fleurs d’oranger ou de rose… On en mangerait !

Tout le monde connaît l’eau de bleuet qui fait dégonfler les paupières… Celles du commerce sont bien souvent associées à des produits chimiques, celles que vous ferez vous-même se conserveront moins longtemps (1 mois au frigo) mais seront bien moins chères que celles du commerce.

Pour préparer son eau florale, faites comme pour une infusion en respectant ce dosage pour 50cl d’eau, 25 gr de fleurs séchées ou fraîches… (pour 1l d’eau, 50 gr de fleurs etc.) Faites bouillir l’eau, sortez du feu et jeter les fleurs dedans, laisser infuser 15 mn au moins en couvrant, filtrer et conserver au frais à l’abri de la lumière.


Pour leurs propriétés,

Fleurs de tilleul pour les paupières gonflées
Fleurs de souci (calendula) pour l’acné, les furoncles, les brûlures, l’eczéma… Mon remède miracle ! En eau, en teinture-mère, en huile…
La camomille pour les peaux sèches
La pensée sauvage, contre les boutons et les démangeaisons

Pour leur parfum

Lavande
Rose ou églantier
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 11:23
Fleurs de romarin...

Quinze  jours que j’ai ouvert ce blog, nous en étions au tout début du printemps… Et déjà la saison de la cueillette bat son plein, nous n’allons pas lever le pied jusqu’en novembre…

J’étais fermement décidée à vous proposer des recettes que j’aurai expérimentées cette semaine, mais un dimanche pluvieux et une nuit  difficile avec un petit bonhomme malade ont eu raison de mon courage pour partir en cueillette !

Il fallait bien, cependant, que je trouve quelque chose à vous mettre sous la dent, avec ce que j’avais sous la main… Je vous avais bien dit, pas facile la cueillette quand on habite le centre-ville !

Ma petite terrasse, bien qu’ensemencée, ne foisonne pas encore d’herbes et moins encore de fleurs. Les muscaris, toxiques, bien que magnifiques ne convenaient pas  à une recette… Restaient alors les fleurs de romarin, Rosmarinus officinalis

Cultivé depuis l’Antiquité, on accorde au romarin des pouvoirs de sorcellerie, il éloigne les mauvais esprits. En herboristerie, il est utilisé contre la dépression, la faiblesse, la migraine, et les maladies de peau. En cosmétique, il est astringent, et on peut aussi l’utiliser en rinçage capillaire contre les pellicules.

J’avais envie avec ces fleurs de romarin, d’une gelée ou d’un condiment que je pourrais associer à une viande. Je suis partie d’une recette de confit de pommes aux pétales d’églantiers… Alors voilà ma recette :


CONFIT DE POMMES AUX FLEURS DE ROMARIN

2 petites pommes

½ citron

2 c. à s. de sucre

Fleurs de romarin

Alors voilà comment je m’y suis prise, j’ai cueilli mes fleurs de romarin. Il n’y en avait pas beaucoup, heureusement c’est petit et fragile… Une cueillette à grande échelle demanderait un temps fou ! Vu la petite quantité que j’avais, j’ai estimé que 2 petites pommes suffiraient… J’ai coupé mes pommes en quartiers assez fins que j’ai couvert d’eau, j’ai consciencieusement gardé les pépins de la pomme et rajouté les pépins du citron. J’ai fait fondre tout doucement jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un fond d’eau, et que les pommes aient ramolli. J’ai filtré le jus et j’ai jeté mes fleurs de romarin dedans ; j’ai laissé infuser durant 15 mn en couvrant, sinon les essences, très volatiles, s’envolent. J’ai ensuite remis mon jus à chauffer avec 2 c. à s. de sucre et le jus du ½ citron (ce qui est peut-être un peu trop) jusqu’à obtenir un sirop. J’ai ensuite mixé le sirop avec l’équivalent d’une pomme.


Et voilà, c’est très bon… Acidulé, sucré et un petit goût de romarin qui revient en bouche. Mon petit bonhomme a trouvé ça très bon, je crois que si je l’avais laissé faire il aurait mangé le pot ! Mon mari aussi ! Et ça, c’est pas une mince affaire, vu sa mine à chaque fois que je lui propose une recette issue de cueillette, depuis que ma mère lui a fait goûter les repountchous dont je vous parlerai bientôt… On va le tester dimanche avec de l’agneau…


Bien sur, la recette est adaptable avec des fleurs comestibles, lavande, acacia, coquelicot, églantine, rose, sureau, tilleul, violette…

Les messieurs météo du net n’étant pas d’accord sur le temps qu’il va faire demain, soleil ou pluie, j’espère quand même pouvoir vous proposer une cueillette dans la semaine à venir.

Et ailleurs ? sur le blog de sartan83, en Provence l’asperge sauvage et la morille, en Bourgogne, orties et pissenlits chez la pie bavarde.

N.B. : On a testé, c'était très bon... A réessayer avec un bon rôti de porc ou du magret de canard...

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 06:44

Ou mouron des oiseaux, stellaire, Stellaria media



Le mouron blanc est une petite plante gracile que vous trouverez facilement. J’en ai même vu pousser dans les fissures des trottoirs… Ses feuilles sont petites, ovales, de couleur vert pâle et les fleurs très petites sont blanches. Il sert de nourriture aux oiseaux (graines), ainsi qu’aux animaux herbivores.
Il possède, lui aussi, de nombreuses vertus médicinales, notamment en usage externe pour les problèmes de peau, il interrompt les démangeaisons, est cicatrisant, soulage et assouplit la peau. En usage interne, il s'utilise contre les rhumatismes.

 

Autrefois consommé comme légume, il est connu depuis l’Antiquitéc’est une plante très commune en particulier dans les cultures, les jardins, il pousse à proximité de l’habitat humain… Dans le sud on en trouve toute l'année. Il se consomme aussi bien cru que cuit, en salade ne gardez que les feuilles, si vous le faites cuire, vous pouvez consommer les tiges qui sont parfois fibreuses.  Bien prendre garde à ne pas le confondre avec le mouron des champs (Anagallis arvensis) qui est toxique, mais qui se reconnaît facilement par ses fleurs rouges ou bleues.



PATE A TARTINER AU MOURON BLANC

1 faisselle

½ pot de chèvre frais

1 belle poignée de mouron blanc

1 petite échalote

Sel – poivre

Hachez finement le mouron blanc et l’échalote.
N.B. :
  Perso je n’aime pas trop le mixeur qui a tendance à tout mettre en purée, on voit plus ce qu’on mange, et ça casse les fibres si indispensables à notre bonne santé intestinale… Pour les herbes, je les mets dans un verre et je coupe avec des ciseaux jusqu'à ce que j’obtienne la taille qui me convient… pour l’échalote j’utilise un hachoir.

Mélanger la faisselle, le chèvre, le mouron, l’échalote et le sel et le poivre à la fourchette.

Laisser au frigo, je le prépare le matin pour le soir…

Étaler sur des tartines et… servir à l’apéro.

Vous pouvez utiliser cette recette en sauce en rajoutant un peu de crème fleurette, avec des dips ou avec des petites pommes de terre nouvelles cuites au four. Le mouron peut aussi se consommer en soupe, dans la recette du soufflé aux herbes sauvages, en salade de mélange d’herbes (les feuilles)…

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 19:05

Ou l’échinococcose alvéolaire

Je ne vais pas faire très long aujourd’hui, parce que je vais vous mettre des liens ou tout cela est très bien expliqué par des personnes compétentes…


Dans L’article « un cueilleur sachant cueillir », je parle des renards qui font pipi en l’air… Ben, c’est plutôt par leurs excréments que cette maladie se transmet à l’homme. Bien que très rare, elle peut être mortelle et vous comprendrez bien que j'ai pas envie d'avoir de morts sur la conscience !

Il s’agit d’un petit ténia qui vit dans les intestins du renard, on retrouve des œufs microscopiques dans ses excréments qui souillent fruits ou plantes au sol. Les animaux ou humains qui ingèrent  ces œufs sont à leur tour infectés par cette maladie qui peut mettre 5 ans à se révéler. Les œufs résistent au lavage, aux antiseptiques et à la congélation (retords les bougres !), ils ne résistent pas en revanche à la cuisson (conditions de cuisson : 10’ à 60°C, 5’ à 70°C ou 1’ à 100°C).

Toutes les régions ne sont pas touchées et la maladie fait l’objet d’une surveillance rigoureuse dans les départements touchés. Ceux-ci sont essentiellement à l’est de la France  et  dans le massif central (vous trouverez une carte de France avec les départements touchés )

Pour les consignes :

Ramasser à hauteur de main d’homme les fruits et plantes que l’on mange crus.

Faire cuire ce qui est ramassé au sol, ou cueillir dans des zones auxquelles les renards n’ont pas accès.

Liens : 
Article de la fédération Nord Nature sur L’échinococcose alvéolaire et observatoire européen de la maladie EurEchinoReg.


Je vous mets une tit' photo de joli renard, vous vous doutez bien que celle là c'est pas moi qui l'ai prise...

 
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 12:15



Hier nous sommes allés cueillir des orties… Et aussi les photographier car je n’avais pas de photos pour illustrer le blog… Mon ordinateur a subit 2 nettoyages sauvages des photos en 1 an, donc les photos que j’avais pu prendre en prévision de ce blog ont été perdues…  Et puis je mets un point d’honneur à vous mettre en ligne des photos que j’ai prises moi-même…



Après quelques pérégrinations, entre averses de grésil et faibles éclaircies, on a trouvé le coin à orties, près d’un petit ruisseau où l’on a trouvé des cèpes l’année dernière… Un petit tapis d’orties à peine hautes de 6 ou 7 cm, pile-poil ce qui me fallait pour la quiche (je vous ai mis la photo à la suite de la recette dans « j’adore la cueillette »). On avait pris avec nous 2 paniers, des sécateurs et ciseaux et des gants fins en latex… Je dois dire que les gants fins ont bien fonctionné pendant la cueillette mais pas pendant le nettoyage… Ca a un peu piqué !!! Pour les nettoyer, comme la salade, je le fais dans 3 eaux. Les 2 premières, je rajoute une bonne dose de vinaigre blanc… Je ne suis pas certaine que ce soit antiseptique mais ça a le mérite de faire fuir les petites bêtes planquées ! J'ai gardé l'eau de cuisson des orties pour arroser mes plantes vertes. Et nous nous sommes régalé avec la quiche !

 

On a aussi ramassé du plantain et des pissenlits… Mais arrivée à la maison j’ai été saisie d’un doute à propos de la maladie du renard… J’ai cherché sur le net et je vous ferais un petit topo dessus très bientôt… Du coup bien que je sois pas dans une région touchée par la maladie j’ai tout jeté (par les orties hein !, le plantain et le pissenlit).
 

 

Dans ce petit coin, y’avait plein de pousses de jonquilles et de jacinthes sauvages… Pas encore en fleur mais c’est pour bientôt ! Je vous livre une photo de LA première jonquille !



Et une autre recette d’ortie toute simple…

 

POTAGE A L’ORTIE

 

Pour 6 personnes :

1 saladier d'orties

3 cuillères à soupe d'huile d'olive

1 oignon

1 gousse d'ail

3 pommes de terre moyennes

1 cuillère à café de gros sel

1 pincées de poivre

 

Munissez-vous de gants. lavez et égouttez les orties. Coupez-les finement à l'aide de ciseaux par exemple.

Pelez les pommes de terre. Coupez les en morceaux.

Epluchez l'ail et loignon. coupez les finement.

Dans une cocotte, faite revenir à l'huile, l'ail et l'oignon.

Ajoutez les orties et laissez réduire 5 minutes.

Ajoutez les pommes d eterre, puis couvrez avec 1 l d'eau.

Salez, poivrez et laissez cuire 30 mn à feu doux.

Mixez la soupe et servez-la bien chaude.

 

On peut ajouter 1 cuillère de crème fraîche au moment de servir.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 19:47

 On n’est pas encore au printemps… Mais ça y ressemble un peu et déjà quelques herbes précoces ne demandent qu’à être cueillies… Plantain, ortie et pissenlit !

 

Le plantain, quand j’étais petite on se servait de la fleur pour faire un projectile et de la longue tige comme propulseur… Si vous avez joué à ce genre de choses, vous reconnaîtrez facilement le plantain. Il en existe 3 espèces répandues sous nos climats… Plantago major (grand ou majeur), le Plantago media (moyen) et le Plantago lanceolata (petit ou lancéolé), on peut aussi l'utiliser contre les piqûres d’insectes (ben oui, en balade, ça arrive ce genre de trucs !) en l’écrasant entre les doigts et en l’appliquant sur la piqûre… Soulagement immédiat ! On peut l’utiliser en infusion contre la toux sèche et en cataplasme sur coupures et les contusions. Les feuilles tendres peuvent se manger en salade, sinon il se consomme cuit comme des épinards…

 

L’ortie, plus besoin de la (les ?)  présenter Urtica dioica (grande ortie), Urtica urens (ortie des jardins), vertus médicinales innombrables, on dit qu’elle stimule la production de lait, soulage les rhumatismes, stimule la circulation sanguine, tonifie (elle est riche en fer et en vitamine C)… On en fait aussi du tissu appelé ramie… Bref l’ortie à tout bon ! On ramasse de préférence les 6 dernières feuilles des 2 orties. Une fois cuites ou séchées leurs capacités urticantes disparaissent. On ne la mange donc pas en salade… Une fois cuite elle se consomme comme des épinards.
 

 

Le pissenlit, on dit qu’il fait faire pipi au lit ?!? 

 

Taraxacum officinale, lui aussi possède de multiples vertus médicinales, il est diurétique, tonique, sa sève s’applique sur les verrues (2 à 3 fois par jour), on fait du café avec ses racines torréfiées… Ses feuilles jeunes (avant de voir les boutons apparaître) se consomment en salade, ses fleurs peuvent servir à faire du vin ou de la gelée, elles sont comestibles…


La recette du
SOUFFLE AUX HERBES SAUVAGES

 

Pour 4 personnes :

200 gr de fromage frais de chèvre

1 bouquet d’herbes mélangées : ortie, plantain, mouron… en bref ce que vous avez trouvé…

3 œufs

20 cl de lait

50 gr de beurre

50 gr de farine environ

1 c. à s. d’huile d’olive

Sel & poivre

 

Rincer et sécher les herbes dans un torchon propre, puis les hacher assez finement. Faire chauffer l’huile dans une poêle et y faire fondre le hachis d’herbes en remuant de temps en temps pendant 3 minutes. Préchauffez le four à 180°.

Préparer une béchamel, faire fondre 30 gr de beurre dans une casserole, ajoutez de la farine jusqu'à ce que la préparation fasse une boule. Hors du feu ajouter le lait froid en 1 seule fois, fouetter su le feu jusqu’à ce que le mélange épaississe. Hors du feu ajouter le fromage, les herbes, les jaunes d’œufs, du sel et du poivre. Battre les blancs en neige et les incorporer au mélange. Répartir dans des ramequins beurrés en les remplissant au 2/3. Enfourner et laisser cuire 20 minutes environ, jusqu’à ce que le soufflé soit gonflé et doré, déguster aussitôt.

 

On peut aussi faire le soufflé avec de l’ortie, en blanchissant les orties 1 minute à l’eau bouillante. Le fromage frais de chèvre peut se remplacer par du fromage blanc.

 
 

En salade tout simplement,

c’est la meilleure saison pour récolter les feuilles tendres (les feuilles de pissenlit doivent être mangées jeunes car moins amères) et vous faire une petite salade avec un mélange de plantain et de pissenlits ; agrémentés au choix de noix, de croûtons de pain rassis dorés à la poêle et à l’huile d’olive, de lardons, d’un œuf dur émietté, de dès de gruyère ou de beaufort et de quelques fleurs de pissenlit qui sont comestibles… Si vous faite une salade de pissenlits avec des lardons, vous pouvez déglacer la poêle avec du vinaigre et jeter le jus chaud sur la salade…
  

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 16:42

Le bon cueilleur est celui dont on ne voit pas la trace…

 

Trop de personnes, au moment du ramassage, détruisent pour partie ce qu’elles sont venues chercher… ou pas ! Attention où vous mettez les pieds !
 

Alors on regarde ou l’on marche… On se munit d’un panier (indispensable), d’un sécateur ou d’un couteau…

 


Bien sûr, râteaux et peignes sont à proscrire, ainsi que l’arrachage de plante ; LA CUEILLETTE A LA MAIN, C'EST MALIN !
 

On peut aussi emmener avec soi un guide papier qui aidera à la reconnaissance et permettra de parfaire ses connaissances. Certaines collections sont super bien faites et rentrent dans une poche de jean.
 

On doit aussi respecter la propriété privée, la cueillette est une tolérance dans le domaine public, mais on doit demander l’accord du propriétaire sur les terrains privés. Certes si vous allez ramasser des pissenlits ou des orties, le propriétaire ne vous en tiendra pas beaucoup rigueur… Mais en période de champignons, ça peut valoir des pneus crevés voire des coups de fusil… Et une cueillette familiale n’excède pas les 5 kg…
 

Il faut bien sur éviter la cueillette en bord de route et ramasser en hauteur, il paraît que les renards font leurs besoins en l’air !!!
 

On ne ramasse que ce que l’on reconnaît avec certitude, sinon on peut cueillir un exemplaire de ce que l’on ne reconnaît pas et s’adresser à un pharmacien… La ciguë peut être confondu avec la carotte sauvage, le sureau à un cousin le faux sureau ou sureau hièble... Je ferais un article sur les plantes toxiques dans quelque temps.
 

On choisit des plantes jeunes et saines, dont on coupe la partie terminale de préférence…


Voilà pour les conseils et les consignes, mais il fallait bien le faire ! 

 

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