Pêche

Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 09:23

 

Une des formes de glanage qui m’a procuré le plus de plaisir enfant, c’est la pêche à pied. Je perpétue la tradition dès que j’en ai l’occasion… Mon père est de ces amoureux de l’océan, privé de voilier pendant plusieurs années, celles où nous étions jeunes et où les moyens manquaient pour acheter et entretenir un voilier, la moindre occasion était bonne pour y aller ; voir l’océan en hiver avec ses tempêtes et ses couleurs sombres, arpenter les pontons et rêver, profiter des premiers beaux jours et des équinoxes pour la pêche à pied, de l’été pour nager et  bronzer…


Ma meilleure amie est expatriée en Bretagne et en bord de mer, le paradis de la pêche à pied, et hier, alors que je lui parlais de coques et de palourdes, elle m’avoue n’avoir jamais tenter d’en glaner quelques-unes.  Alors au pied levé je vous fais un petit topo sur les principaux coquillages qu’il est facile de ramasser lorsque le temps et la marée s’y prêtent ! Pour les photos, je n’en ai pas sous la main, alors je vous ai bricolé un truc !

On peut dire que cet article est une spéciale dédicace à mon père et à ma meilleure amie.


La pêche à pied est un loisir accessible aux plus jeunes et elle peut se pratiquer toute l’année pour les moins frileux. On pèche au niveau de l'estran (étendue de terrain qui est couverte à marée haute et découverte à marée basse). Il faut que la mer soit suffisamment basse pour pouvoir accéder aux rochers qui ne sont pas découverts à marée haute. On s’équipe bien sûr, d’un couteau à huître pour décoller les coquillages accrochés aux rochers, de bottes en caoutchouc, de paniers métalliques, mais un saladier ou un seau en plastique peuvent faire l’affaire. Avant de partir renseignez-vous sur les horaires de marée afin de ne pas être surpris par la mer montante (on pèche généralement sur la fin de la marée descendante), l’état de pollution du littoral et ne péchez pas à moins de 3 Km d’un port.


La coque ; cardium edule

On la ramasse si elle dépasse les 3 cm. Pour la reconnaître, sa coquille est un peu en forme de cœur et très bombée, elle est striée de côtes réparties en éventail; la couleur varie en fonction des milieux : de gris sale à blanc crème, en passant par l’orangé…

 

 

Pour la pêcher, il faut repérer dans l’étendue de sable découverte à marée basse 2 trous noirs distants d’1 cm environ, on plonge les doigts au niveau des deux trous ou on utilise une griffe pour faire remonter la coque. Les coques sont souvent pleines de sables, après avoir essayé plusieurs façons de les faire dégorger, je dois dire qu’une seule est efficace, penser à ramener de l’eau de mer claire et les mettre à dégorger dedans de retour à la maison.


La palourde  ou clovisse ; tapes pullastra

Elle doit faire au moins 4 cm pour être ramassée. Sa coquille est ovale, elle est striée de façon circulaire, sa couleur varie du beige au marron. On peut la pêcher toute l’année.

 

 

Elle se ramasse peu ou prou comme la coque. Elle se repère aussi grâce aux 2 trous noirs distants d’environ 2 cm. Procédez comme pour la coque pour récupérer la palourde. On peut les mettre à dégorger dans de l’eau additionnée de gros sel.


La patelle, bernique ou le chapeau chinois ; Patella vulgata

Celui-là tout le monde le connais, c’est un coquillage conique qui s’accroche aux rochers, sa coquille varie de bleu à vert en passant par le jaune… II est fortement  accroché à son rocher… Je dis parfois à mon petit bonhomme qu’il est une bernique… Pour la décoller on attend qu’une vague vienne la balayer ou bien on lui verse de l’eau dessus, la patelle soulève sa coquille et on en profite pour passer un couteau dessous pour la décoller. Je n’ai rien trouvé en ce qui concerne la réglementation de la pêche de la patelle.


La crépidule ; Crepidula fornicata

La crépidule est un mollusque gastéropode originaire de la façade atlantique de l'Amérique du Nord. C'est à l'occasion de transferts d'huîtres de Virginie vers l'Angleterre, à la fin du 19ème siècle, qu'elle arrive accidentellement sur les côtes européennes. Elle s'étend aujourd'hui de la Suède à la Méditerranée.
Plusieurs crépidules peuvent s’entasser les unes sur les autres de la plus grande à la plus petite, cela me fait toujours penser à la famille tortue en coquillages vendue dans les bazars des stations balnéaires. Elles s’accrochent aux rochers ou bien à d’autres coquillages, parfois, juste entre elles. Il n’y a pas de réglementation en ce qui concerne la crépidule, vous pouvez en ramasser autant que vous voulez. En fait elle représente un réel problème pour l’environnement littoral.


En général après une bonne demi-journée de pêche à pied, tout le monde est crevé et personne n’a envie de se lancer dans la confection d’un plat compliqué…

Pour ma part je les « cuisine » de  2 manières…


COQUILLAGE FARCIS AU BEURRE D’ESCARGOT

La quantité de beurre varie en fonction de la quantité de coquillages…

250 gr de beurre de qualité
1/4 botte de persil plat
2 gousses d'ail
150 gr de chapelure
Sel
Poivre du moulin

- Sortir le beurre du réfrigérateur 2 heures à l'avance
- Faire ouvrir à feu vif les coquillages fermés dans une sauteuse. Les sortir les uns après les autres dès qu’ils sont ouverts.
- Enlever une coquille.
- Les placer dans un plat a four avec ceux qui n’ont pas besoin d’être ouvert.
-Ciseler le persil à l'aide d'une paire de ciseaux
-Hacher les gousses d'ail
-Ramollir le beurre jusqu'à une consistance pommade.
-Ajouter l'ail et le persil, la chapelure (pour ma part je rajoute toujours la chapelure dans le beurre d’escargot et j’en mets beaucoup, c’est plus facile à tartiner et la chapelure fait rempart contre le « feu » et permet de garder tout son moelleux au coquillage)
-Assaisonner avec le sel et le poivre du moulin.

Couvrir les différents coquillages de la pommade. Mettre au four préalablement chauffer à 240°. Dès que la chapelure prend une couleur dorée, sortir du four et servir, soit en apéro à même le plat, soit répartit dans des assiettes en entrée, en fonction de la taille et de la quantité de ce que vous avez ramassez.


COQUILAGES AU VINAIGRE

Si j’ai ramassé peu de coquillages, je les fais ouvrir dans une sauteuse en laissant un peu sur le feu. Je sors les coquillages de leurs coquilles et je les mets dans un récipient hermétique. Je rajoute dessus vinaigre (à votre goût) et 1 échalote hachée finement. Je les place au réfrigérateur jusqu’au lendemain et je les mange à l’apéro… Je le fais aussi avec les reste de moules marinières.



Bon voilà, un article un peu plus long que d’habitude car je pars en WE prolongé dans la Somme, que je ne connais pas… On va fêter les 40 ans d’un copain… Bien sûr, j’emmène mes petits bouquins de botanique et de recettes, alors peut-être des découvertes… Et pas d’article avant la semaine prochaine !


Bon Week-end à tous !

 

Par Pia - Publié dans : Pêche - Communauté : nature et bien être
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